Lundi, 6 h 15. 200 colis m’attendent sur le quai.
Charger, conduire, livrer, recommencer. Le dos en vrac. Avant ça, je faisais le ménage et je nettoyais les salles de Burger King. Bac pro en poche, j’avais tenté LEA, puis la fac à Lyon 2. J’ai tout arrêté, deux fois.
Un ami me répétait chaque jour : « Tu ne peux pas faire ce métier toute ta vie. » À 26 ans, j’ai fait un plan. Je livrais la journée et je révisais jusqu’à 2 h du matin.
